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Maison méditerranéenne des sciences de l'homme
Centre Camille Jullian
UMR 7299
5 rue du Château de l'Horloge
BP 647
13094 Aix-en-Provence
France
+33 (0)4 42 52 42 68

Accueil > Archives du site > Sur le terrain > Chantiers de fouilles > ITALIE, Rome : la Vigna Barberini et la cenatio rotunda de Néron (Palatin)

Campagne 2014

En 2009, une fouille archéologique réalisée à Rome, sur le Palatin, remettait au jour les vestiges d’une construction néronienne que l’on proposa alors d’identifier à cette salle à manger de la « Maison Dorée » dont l’historien Suétone dit qu’elle était ronde et tournait jour et nuit en imitant le mouvement de la Terre.

Depuis, une deuxième campagne, financée comme la première par le Ministero per i Beni Culturali, a été réalisée en 2010 et une troisième vient de prendre fin. Cette dernière a pu être entreprise grâce au soutien accordé par la Fondation Simone et Cino del Duca qui, sur proposition de l’Institut de France, a attribué le Grand prix d’archéologie 2013 à l’équipe qui effectue les fouilles sous la direction de Françoise Villedieu (DR2, Centre Camille Jullian, CNRS-AMU).

Les données recueillies en 2014 renforcent l’hypothèse avancée à propos de l’identification de l’édifice néronien. Ainsi, des fragments de pièces d’un mécanisme en fer retrouvés en place ne peuvent qu’appartenir au dispositif employé pour transmettre la force que produisait une roue hydraulique vers le pavement tournant. La restitution de ce dernier et de la salle à manger, proposée dans un premier temps, est encore parfaitement justifiée. En revanche, l’allure générale de l’édifice devra être modifiée car on sait maintenant que le soubassement, au-dessus duquel se dressait cette salle à manger, était entouré par un deuxième anneau et l’ensemble mesurait de 26 à 28 m de largeur pour 18 m de hauteur.

Restitution hypothétique de la salle à manger tournante et de son support élaborée en 2013
Restitution hypothétique de la salle à manger tournante et de son support élaborée en 2013
conception F. Villedieu (CNRS-CCJ), production EDIKOM

Coupe sur le soubassement de la salle à manger

Coupe sur le soubassement de la salle à manger
dessin N. André (CNRS-IRAA), octobre 2014

Le grand attrait de la recherche, mais également les difficultés d’interprétation rencontrées, dérive du fait que ce bâtiment est un unicum, comparable à nul autre édifice connu. Il s’agit par ailleurs clairement d’une réalisation très novatrice. L’escalier à vis logé dans le pilier central qui a été découvert cette année en donne une bonne illustration : son exploration a permis de découvrir que l’étage inférieur, encore enseveli dans les remblais, doit mesurer au moins 12 m de hauteur. Du rez-de-chaussée, cet escalier conduisait au 1er étage et, là, une porte ouverte dans le mur annulaire donnait accès à un espace de service en rapport avec le fonctionnement du mécanisme.

L'accès à l'escalier
L’accès à l’escalier
Photo C. Durand (CNRS-CCJ)
Entrée de l'escalier
Entrée de l’escalier
Photo C. Durand (CNRS-CCJ)
L'ecalier à vis dans le pilier
L’ecalier à vis dans le pilier
Photo C. Durand (CNRS-CCJ)

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