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Maison méditerranéenne des sciences de l'homme
Centre Camille Jullian
UMR 7299
5 rue du Château de l'Horloge
CS 90412
13097 Aix-en-Provence Cedex 2
France
+33 (0)4 42 52 42 68

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Disparition de Simon Keay

Nous apprenons avec une immense tristesse la disparition de notre collègue et ami Simon Keay. Professeur d’archéologie à l’Université de Southampton, Fellow de la British Academy, membre du Conseil de la British School at Rome, et du Conseil scientifique du Parco Archeologico di Ostia Antica, Simon Keay était un éminent spécialiste de l’archéologie et de l’histoire des ports et du commerce dans le monde romain antique.
Simon Keay avait acquis une soudaine réputation mondiale par la publication en 1984 de l’ouvrage « Late Roman Amphorae » présentant pour la première fois une typologie globale des amphores de Méditerranée occidentale du IIe au VIIe siècles. Elle reste universellement utilisée. Le nom de « Keay » résonnera encore longtemps bien au-delà des rivages de la Méditerranée, maintes fois prononcé par tous ceux qui auront à étudier ces modestes témoins du commerce antique. Simon Keay a en outre été l’un des premiers à créer un site web entièrement dédié à la typologie des amphores
Responsable du « Portus Project » et du programme européen « Portus Limen – Rome’s Mediterranean Ports », depuis une vingtaine d’années Simon Keay avait axé ses recherches autour du complexe portuaire de Rome et, plus généralement, sur la question des réseaux portuaires d’époque impériale à l’échelle de la Méditerranée.
Les relations de Simon Keay avec le Centre Camille Jullian étaient très étroites et il serait difficile d’énumérer tous les projets et les initiatives qu’il partageait avec plusieurs membres de notre unité. Derniers en date, le projet Fosphora et le projet scientifique en vue de la réouverture au public du Museo delle Navi de Fiumicino
Enfin, Simon Keay laissera auprès de tous ceux qui l’ont connu le souvenir d’un homme d’une grande gentillesse, empreint d’une sorte de noblesse naturelle, dont le calme tout britannique ne parvenait jamais à cacher tout à fait son enthousiasme vibrant pour la recherche et l’attention bienveillante qu’il portait aux autres. Nombreux sont ceux qui, parmi ses étudiants et ses collègues, lui doivent beaucoup.