CNRS Ministère de la Culture
En partenariat avec

Rechercher




Maison méditerranéenne des sciences de l'homme
Centre Camille Jullian
UMR 7299
5 rue du Château de l'Horloge
BP 647
13094 Aix-en-Provence
France
+33 (0)4 42 52 42 68

Accueil > À la une

Guillaume Biard et Cyril Courrier, membres juniors 2020 de l’Institut universitaire de France

Guillaume Biard et Cyril Courrier, tous deux MCF à Aix Marseille Université, font partie des 110 nouveaux membres de l’Institut universitaire de France nommés Membres Juniors en 2020.

Leur nomination prend effet le 1er octobre 2020, pour une durée de 5 ans.

Les enseignants-chercheurs nommés à l’Institut universitaire de France sont placés en position de délégation. Ils continuent à exercer leur activité dans leur établissement d’appartenance et sont déchargés des deux tiers de leur service d’enseignement.
 
 
 
 
 

Leurs thématiques de recherche :

- Guillaume Biard, L’art en ses œuvres : Perceptions et interprétations de la sculpture dans le monde grec aux époques hellénistique et impériale
La perception de l’art et la formation du jugement esthétique dépendent de facteurs sociaux, politiques et culturels, mais aussi des conditions matérielles de la réalisation et de l’exposition des œuvres. Ainsi, pour espérer saisir dans leurs nuances, voire leurs contradictions, les diverses façons dont les Grecs percevaient les statues exposées dans l’espace public, il convient d’analyser ensemble les fondements intellectuels et philosophiques antiques de la pensée sur l’art, tels que les font connaître la tradition littéraire et la documentation épigraphique, et les vestiges archéologiques – statues, bases et écrins architecturaux –, porteurs d’un discours esthétique auquel on prête plus rarement attention. Par l’abondance et la variété des sources à disposition, la cité de Thasos et le sanctuaire des Muses en Béotie offrent un cadre propice à une telle enquête : ces études de cas promettent de jeter une lumière nouvelle et contrastée sur l’expérience antique de l’art.

- Cyril Courrier, De Rome à la Narbonnaise : tradition manuscrite, topographie et épigraphie
Si les manuscrits médiévaux et modernes constituent, comme on sait, une source essentielle en matière de topographie urbaine et d’épigraphie, les facilités désormais offertes par la numérisation pour la recherche et le dépouillement de manuscrits ouvrent de nouvelles voies, comme le montrent les deux volets autour desquels s’articule le projet. Le premier, individuel, vise au réexamen complet d’un document fondamental sur la ville de Rome, les Régionnaires. Connus par tradition manuscrite, ces catalogues se présentent sous la forme de listes de monuments publics romains et de certains types de structures et d’équipements. Leur composante statistique et la distribution des chiffres dans les régions de la Ville en font une source unique et irremplaçable. Pourtant, la nature, l’origine et la date du rassemblement de ces informations ne font pas consensus. La découverte récente de témoins inédits permet de reposer entièrement le problème et de livrer à la communauté scientifique une nouvelle édition. Le second volet, qui sera mené collectivement, est axé sur les recueils épigraphiques modernes de Narbonnaise. La Prouincia possède une tradition manuscrite riche et ancienne en matière d’épigraphie latine. Pourtant, celle-ci est méconnue et sous-utilisée. La documentation y a été surtout abordée sous l’angle des réseaux antiquaires du Midi de la France. Les réalisations seront donc de deux ordres : la collation des manuscrits et l’adossement des textes inédits ou réédités au serveur européen EAGLE d’une part, la mise en œuvre d’une encyclopédie antiquaire centrée sur la valeur épigraphique des fonds, largement sous-estimée, et les méthodes de travail de ces érudits, d’autre part.