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Gyptis et Protis à la campagne. L’occupation du massif de Marseilleveyre lors de la fondation de Massalia

Publié le 1er août 2013

Nature et durée

Projet sur Appel d’offres ouverts du Conseil Régional PACA - 2013

Porteur du projet

Centre Camille Jullian, UMR 7299 CNRS/Aix-Marseille Université (MMSH, Aix-en-Provence)
Delphine ISOARDI, chargée de recherches au CNRS

Partenaires associés

BERNARD Loup, maître de conférence en archéologie protohistorique
ArcHiMède (UMR 7044), Université Marc Bloch, Strasbourg

BOUFFIER Sophie, professeur d’histoire grecque, Centre Camille Jullian (UMR7299), Aix-Marseille Université

CULIOLI Magali, Chargée d’étude pour la connaissance et la mise en valeur du patrimoine culturel, Parc national des Calanques

D’OVIDIO Anne-Marie, Atelier du Patrimoine de Marseille

DURAND Aline, maître de conférences, LA3M (laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée, UMR 7298), Aix-Marseille Université

PONEL Philippe, chargé de recherche, IMBE (Institut Méditerranéen de Biologie et d’Ecologie UMR 7263 et IRD 237), CNRS

ROCHETTE Pierre, professeur, CEREGE (centre de recherche et d’enseignement de géosciences de l’environnement - UMR 7330 - IRD 161), Aix-Marseille Université

SCHWARTZ Dominique, professeur, LIVE (Laboratoire Image. Ville et Environnement - ERL 7230), Faculté de Géographie etd’aménagement

TALIN Francis, Chargé de mission charte - aire d’adhésion, Parc national des Calanques

TALON Brigitte, maitre de conférences, IMBE (Institut Méditerranéen de Biologie et d’Ecologie - UMR 7263 - IRD 237), Aix-Marseille Université

VEDRINE Laurent, conservateur, Musée d’Histoire de Marseille

VELLA Claude,maître de conférences, CEREGE (centre de recherche et d’enseignement de géosciences de l’environnement, UMR 7330 - IRD 161), Aix-Marseille Université

Rattachement à la programmation scientifique

A- Paysages, peuplement, villes et territoires
Villes et territoires du monde grec et contacts interethniques
Opération 2 : Le territoire de Marseille grecque

Le projet

- Résumé :
Le projet GyProMars (anagramme de Gyptis et Protis à Marseilleveyre) s’appuie sur la découverte d’un site archéologique inédit sur le versant nord du massif de Marseilleveyre. Il s’agit d’une construction en bois, ovalaire, de type indigène (peuplade des Ségobriges) qui possède un lot très importants d’amphores archaïques importées de Méditerranée (étrusques, grecques orientales, phénico-puniques). La datation est importante : le VIe s. av. J.-C., soit au moment où Marseille grecque est fondée par les Phocéens dans le Lacydon. C’est là une phase essentielle pour Marseille. Nous avons donc réuni une équipe d’archéologues, de paléo-écologues et de géomorphologues, pour comprendre par qui et comment ce massif, sis entre mer et ville grecque, était occupé et exploité. C’est via ce travail collectif que nous pourrons mettre au jour les dynamiques humaines et paysagères, et modéliser ainsi les modes d’occupation aux portes de la ville grecque, dès la fondation de la ville.
Situé en outre au sein du Parc National des Calanques, un tel projet permet une mise en valeur patrimoniale et touristique des plus originales : un circuit archéologique, historique et paléo-environnemental en plein air, associant un parcours sur sites archéologiques à une lecture des paysages et de l’évolution de la végétation sur la longue durée (en s’appuyant sur des reconstitutions graphiques). Rendu final à vocation à la fois pédagogique et sportive, accessible au plus grand nombre et depuis la ville même, il se fond très bien dans les préoccupations écologiques du parc National des Calanques.

The GyProMars project (meaning Gyptis and Protis in Marseilleveyre) is based on a new archaeological discovery on the north side of the Marseilleveyre massif. It is a wooden and oval house, an indigenous one, which contains a lot of archaic amphora imported from Mediterranean (Etruscan, Greek Eastern, Phoenician). The date is significant : the VI century BC, when the Greek colony of Marseilles was founded by Phocaeans people in the Lacydon. This is an essential stage for Marseilles. So we have gathered a team of archaeologists, paleo-ecologists and geomorphologists in order to study how and by whom this mountain, located between the sea and the Greek city, was occupied and exploited. Only such a collective approach can uncover the human and landscape dynamics, and modelling type of settlement at the gates of the Greek city, since its foundation.
Also located in the National Park of the Calanques, this project allows developing on original touristic opening : an archaeological, historical and paleo-environmental trail, outdoor, combining stops on archaeological stations, with explanations on landscapes dynamics and vegetation change over the long tenm (based on graphie reconstructions). Such a final result should have educational oullets and sportive aspects, accessible to the greatest number, and from the city itself. Finally, it blends very weil into the environmental concerns of the National Park of Calanques.

- Présentation complète :
Si Marseille grecque intra-muros est de mieux en mieux connue par plus d’un demi-siècle d’archéologie préventive, le territoire celtique « ségobrige » entourant la cité des premiers temps (entre le Vile et le Ve s. av. J.C.), reste peu étudié. Or, le massif de Marseilleveyre, une partie de ce territoire de contacts, a été récemment le théâtre de nouvelles découvertes qui ouvrent un champ inédit pour l’archéologie de la fondation et du développement de Marseille.
Parallèlement à ces avancées scientifiques, la demande touristique et patrimoniale est importante pour ce même massif de Marseilleveyre, comme l’atteste notamment sa récente intégration au Parc National des Calanques. Pourtant ce territoire ne fait pour l’instant que l’objet d’opérations archéologiques ponctuelles et disparates, sans politique de valorisation concertée.

Le projet GyProMars (anagramme de Gyptis et Protis à Marseilleveyre) s’appuie sur ces découvertes récentes et sur le potentiel qu’elles représentent sur un plan scientifique, patrimonial et touristique.

Il s’articule autour de deux grands objectifs :
- 1. L’objectif scientifique : explorer un pan quasi inconnu de la fondation de Marseille Le projet s’inscrit dans la continuité de la découverte d’un site archéologique inédit, sur le versant nord du massif. Il s’agit d’une construction en bois, ovalaire, de type indigène (peuplade des Ségobriges) qui a livré un lot très importants d’amphores archaïques. importées de Méditerranée (amphores étrusques, grecques orientales, phénico-puniques). La datation de ce site est particulièrement importante, puisqu’elle remonte au VIe s. av. J.-C., soit au moment où Marseille grecque est fondée par-tes Phocéens dans le Lacydon. Elle correspond donc à une phase essentielle pour la naissance de la ville.
L’objectif scientifique principal consiste donc à s’appuyer sur celle découverte, puis à élargir le champ des travaux, pour comprendre l’occupation humaine de ce massif pour une période clé sur le plan historique, qui implique la rencontre entre deux civilisations différentes (autochtones Celto-Ligures et Grecs). Phase-clé d’un point de vue historique, c’est aussi une zone de contact entre deux cultures...
La réalisation de cet objectif nous amène à associer une approche archéologique et historique, à une étude environnementale approfondie, toutes deux destinées à mieux comprendre pourquoi les populations se sont installées sur ce massif et quelles sont les activités qui s’y sont déroulées. Les études paléoenvironnementales envisagées (études des charbons, des sédiments, des pollens, voire des insectes) permettront de reconstituer l’évolution du couvert végétal et des modes d’exploitation de ce milieu, en liaison avec la présence humaine. Elles permettront notamment de questionner les modes d’exploitation de ressources naturelles ainsi que les effets de celle exploitation sur l’environnement de ces populations ségobriges. L’ambition du programme est ainsi de parvenir à comprendre, grâce à celle approche interdisciplinaire, certaines interactions homme/milieu.

- 2. L’objectif de valorisation
Le projet vise à mettre en valeur ce patrimoine inédit auprès du grand public, via différents modes de communication. Pour cela nous proposons une approche qui repose sur trois supports de diffusion :

  • a. Une exposition au Musée d’Histoire de Marseille, qui présentera à la fois le mobilier découvert, une présentation des résultats et des reconstitutions.
  • b. Un cycle de conférences destinées respectivement à un public scientifique et au grand public.
  • c. Une mise en valeur in situ de ces résultats au sein du Parc National des Calanques, au moyen d’un itinéraire thématique.
    Ce dernier point nous semble particulièrement important : un tel circuit au sein du parc permettra de sensibiliser toutes formes de publics, autant au patrimoine historique qu’au patrimoine écologique, puisque nous souhaitons proposer ainsi une lecture d’un paysage et de ses transformations sur la longue durée. Celle approche in situ pourra être en outre associée plus facilement à une démarche de préservation du milieu, en rapport aux problématiques du Parc National des calanques. En outre, ce type de circuit est accessible à tous (famille, groupe, scolaires ... ) et démarre dès la ville même de Marseille.
    Nous espérons ainsi des retombées autant scientifiques que patrimoniales, touristiques, et à forte valeur pédagogique en terme de préservation du massif de Marseilleveyre.

Valorisation

Création d’un sentier archéologique et environnemental axé sur l’occupation archaïque du massif des Calanques (VI-Ve s. av. J.-C.).