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Accueil du site > Contrats|Partenariats > PCR Atlas topographique des villes de Gaule méridionale (2013-2015) > Valence

Valence

Publié le 16 avril 2012

Introduction

La ville antique de Valence est de taille très modeste. De ce fait, son Atlas ne comprend que 8 feuilles. Cet Atlas est engagé depuis 2007 dans le PCR « Atlas des villes de Narbonnaise ». L’équipe de base de l’Atlas de Valence est constituée par Pascale Soleil (adjointe de conservation au musée de Valence) Pascale Sarazin (topographe à l’Inrap), Pascale Réthoré (responsable d’opération à l’Inrap). Afin d’avancer plus rapidement le dépouillement de la documentation d’archives dont les premières lectures de feuilles avaient révélé la faiblesse, l’équipe s’est enrichie en 2009, de la présence Michel Goy, (Inrap). Il a déjà travaillé sur certaines archives de la ville de Valence –rempart et topographie religieuse de la ville – et a été chargé d’un dépouillement plus large de la documentation d’archives. En 2010, nous avons voulu accélérer l’avancement de l’Atlas. A cette fin, nous avons fait appel à de nouvelles personnes ressources : Viviane Rageau (Valence agglomération) Ch. Ronco (Inrap), F. Gabayet (Inrap). Toutes ont déjà travaillé sur la ville dans un domaine spécifique. Viviane Rageau, responsable jusqu’en 2010 de « Valence ville d’Arts » est particulièrement concernée par la ville moderne. Elle apportera son aide à Pascale Soleil pour l’historiographie de la ville. Ch. Ronco a fouillé la seule nécropole mise au jour sur la ville et F. Gabayet a fouillé une partie du palais épiscopal de la ville. Leur aide portera sur ces champs d’investigation.

Tableau d’assemblage

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Etat d’avancement
(au 30 novembre 2011)

L’Atlas de Valence comporte 8 feuilles. Les quatre principales feuilles ont été en partie réalisées. Le travail de dépouillement d’archives doit être complété afin de pouvoir clore la plupart des feuilles. Les feuilles correspondant à la périphérie de la ville, concernant les nécropoles et le rempart sont à réaliser.

- La feuille I , située au nord de la ville, a été réalisée en partie en 1997. Elle comprend le quartier dit de la « basse ville » de Valence, le long du Rhône, où se concentrent toutes les propositions de monuments de jeu de la ville. Le travail complémentaire de vérification sur le terrain des soubassements du théâtre antique dans les caves d’un immeuble particulier avec relevé topographique qui devait se faire en 2009 n’a pu être réalisé. En effet, le propriétaire de l’immeuble, d’abord partant pour ce travail d’étude dans ses caves, s’est rétracté et nos nombreuses sollicitations ont échoué. Une nouvelle piste d’approche de ce bâtiment est en cours, mais son issue est incertaine.

Côté berges du Rhône, la CNR a effectué dernièrement des levés bathymétriques denses (maillage de 1 m) qui permettent d’observer les anomalies topographiques du lit du fleuve. Ces anomalies ont déjà livré d’importants résultats sur la présence potentielle d’un pont entre Saint-Romain-en-Gal et Vienne. Un scénario très comparable est observable sur la ville de Valence. Comme à Saint-Romain-en-Gal, des pilotis ont pu être observés par A. Blanc à la suite de la grande sécheresse de 1976, sur la rive droite du fleuve, à Saint-Péray en face de Valence. Ces données bathymétriques ont actuellement été recueillies par M. Guyon (Inrap), qui peut, en complément de la documentation d’archives (plans anciens du Rhône, observations faites par les érudits) faire avancer la problématique des ponts romains sur le Rhône. M. Guyon, d’abord partant pour donner ses observations faites avec l’un des ingénieurs de la CNR, a décidé, en lien avec Laurence Brissaud, archéologue sur le site de Saint-Romain en Gal, de réserver les données qu’il a collectées auprès de la CNR à un travail plus large sur l’ensemble des villes rhodaniennes. Il faudra donc attendre l’aboutissement de ce travail avant de pouvoir introduire ces données dans la feuille I de l’Atlas de Valence.

Les observations des érudits du XIXe siècle portent surtout sur une des tours du rempart de Valence, la tour de Constance. Selon certains auteurs, elle serait le témoin d’une ancienne pile de pont remontant à l’Antiquité. En collaboration avec Michel Goy nous avons cette année avancé le dépouillement des archives de façon plus systématique. Ce dépouillement a porté essentiellement sur les séries 2 et 3O qui concernent les biens communaux et servitudes militaires, Valence étant une ville d’armes. Ce travail a porté ses fruits puisque de nombreuses informations ont été obtenues concernant le rempart, mais aussi une liasse concernant les Travaux publics, et lit du Rhône a permis de trouver une série de plans inédits faisant l’état de cette zone des bords du fleuve aux alentours de la tour de Constance après les crues du 26 et 27 pluviose an 7 et dans les premiers jours de Brumaire. Ces plans permettent de vérifier l’état et le type de construction de cette fameuse tour de Constance à la fin du XVIIIe siècle, mais montrent aussi d’anciens murs habituellement recouverts par les eaux du Rhône, et dont un ensemble formant une ellipse, pourrait se rapporter au cirque antique de la ville, placé jusque là dans ce secteur, mais plus en rebord de pente par les érudits valentinois.
Ce travail de dépouillement d’archives apparaît donc comme « payant » et a été poursuivi en 2010.

- La feuille II correspond au secteur nord de la ville. Elle concerne un secteur ayant livré des informations sur le rempart, le réseau viaire, l’habitat, ainsi qu’une zone de nécropole. La fouille d’une partie d’insulae y a été réalisée en 1988 offrant les premiers éléments de stratigraphie de la ville.
En 1990, une fouille ayant permis de dégager un segment du cardo maximus et un segment de decumanus secondaire a permis d’établir, en faisant le lien avec d’autres découvertes liés à des découvertes fortuites et anciennes de voirie, une première trame cadastrale de la ville. Cette feuille rédigée en 1997, a été reprise en tenant compte des remarques formulées par l’équipe de l’Atlas lors de sa lecture. Mais il reste à revoir et intégrer les datations des premiers niveaux d’occupation qui ont actuellement évolués.

- La feuille II concerne la Basse-Ville de Valence. Au bord du Rhône, cette zone de fort recouvrement fluviatile a livré peu de vestiges se rapportant à l’Antiquité. Des fouilles de sauvetage, réalisées en 1986, se sont avérées en partie négatives en ce qui concerne cette période. Cependant, les importants travaux d’endiguement des berges du fleuve réalisés par la CNR dans les années 1970 ont bouleversé le paysage. La CNR possède des archives concernant la situation de ces berges avant les travaux qu’il faudrait consulter.

- La feuille IV touche le coeur de la ville antique et médiévale. De nombreuses découvertes y ont été faites au XIXe siècle et au début du XXe siècle et ont été replacées sur les plans cadastraux actuels. A. Blanc y a observé le seul établissement thermal de la ville. Les observations faites pour ce bâtiment, sans être suffisantes permettent néanmoins d’envisager l’aspect public de ces thermes.
Les données souvent positives d’un certain nombre de diagnostics archéologiques récents ont été repositionnées dans la trame cadastrale actuelle. Cette feuille a surtout bénéficié des trois dernières interventions archéologiques aux alentours de la cathédrale de la ville (groupe épiscopal) au sud-ouest de la ville antique : une surveillance de travaux d’urbanisme réalisée par P. Réthoré sur les places de l’Université et des Clercs en 2000 ; la réouverture et la réinterprétation du baptistère de Valence par I. Parron en 2002 (après les travaux d’A. Blanc datés de 1956) ; la fouille de la place des Ormeaux, réalisée par F. Gabayet en 2003. Toujours dans ce même secteur, de nouvelles fouilles sont en cours de réalisation à l’emplacement de l’actuel musée, ancien palais épiscopal. Ces fouilles se sont échelonnées sur plusieurs tranches en fonction du déroulé des travaux de reconstruction, toujours en cours. Engagées en juillet 2009, elles ne se termineront qu’en décembre 2011. L’homogénéité et la cohérence des observations concernant le premier groupe épiscopal au Bas Empire nous a incitées à utiliser le procédé de chevauchement d’une feuille sur l’autre. Ainsi, ces dernières données archéologiques seront étudiées dans la feuille VII.

- La feuille V correspond aussi au coeur de la ville. Elle possède d’ailleurs les mêmes caractéristiques que la feuille précédente. Présence du rempart, nombreuses découvertes fortuites, diagnostics récents, fouille du parking Belle-Image, actuelle place Manoukian. Cette fouille réalisée en 1970 par une équipe de bénévoles amateurs d’archéologie (Club Crouzet), est succincte mais apporte cependant un lot d’observations non négligeables qui ont été intégrées à cette feuille aux normes de l’Atlas. A la suite de sondages effectués par l’Inrap, la société Archéodunum a conduit une fouille en juillet-août 2008. Les données de ces fouilles ont permis une avancée d’importance sur la chronologie de la ville, puisque les premiers niveaux d’occupation mis au jour appartiennent à l’époque républicaine. Cette feuille rédigée en 2007 et présentée au groupe de l’Atlas a été reprise cette année en tenant compte d’une part des critiques formulées par le groupe Atlas et en injectant les nouvelles données issues de cette dernière fouille.

- La feuille VI se situe en périphérie de la ville, au débouché du decumanus maximus. Elle se caractérise par les nombreuses découvertes ayant trait à la nécropole antique et à un bâti antérieur à celle-ci. Ces découvertes doivent être pointées le plus précisément possible et commentées dans l’esprit de l’Atlas.
Une fouille récente, conduite par Ch. Ronco (Inrap), a permis le dégagement d’une partie de cette nécropole et d’un segment de voie (Est). Les données de cette fouille doivent être intégrées dans cette feuille de l’atlas. Il a été demandé à Ch. Ronco de se charger de la rédaction de cette feuille et nous sommes en attente de sa réponse.

- La feuille VII est marquée par le débouché du cardo maximus en dehors du pomerium. Une nécropole y est aussi connue qui s’étale sur la feuille VIII mais il y a moins d’information à son sujet. La fouille en 2004 d’une partie du rempart (Ronco, 2004), les observations par Ch de Rostaing en 1869 d’une partie de la porte monumentale sud de la ville et d’un segment du cardo maximus doivent être intégrées à l’atlas. Les données d’une fouille récente mais relativement indigente (Parking Balzac, 1992) complètent cette feuille. Cette feuille bénéficiant de peu d’élément, le parti a été pris de lui adjoindre, par chevauchement sur la feuille IV, les données issues des fouilles actuelles du musée, ancien évêché. Ainsi, cette feuille sera le support de la présentation de l’odéon mis au jour au cours des fouilles du musée, ainsi que des données concernant le premier groupe épiscopal de la ville à l’Antiquité tardive.
- La feuille VII est très pauvre puisqu’elle ne comporte que des données concernant une nécropole observées au XIXe siècle puis en 2003 par Ch. Ronco. Comme pour la feuille VI, il semble judicieux que cette feuille soit traitée par Ch. Ronco.

Perspectives

- Feuille I : A l’issue des derniers travaux d’investigation de M. Goy dans les archives municipales et départementales en décembre 2011, la feuille 1, en grande partie réalisée pourra être présentée au groupe au printemps 2012.
- Feuille VII : Les dernières investigations archéologiques sur le site du musée se termineront au mois de décembre 2011. La feuille VII, déjà engagée comme la plupart des feuilles valentinoises, pourra être achevée et présentée à l’automne 2012.

Participants

Responsable : Pascale RHÉTORÉ, INRAP, Valence

Pascale SARAZIN, INRAP, Nîmes
Pascale SOLEIL, attachée de conservation, musée de Valence
Michel GOY, INRAP, Valence
Viviane RAGEAU, Valence agglomération
Franck GABAYET, INRAP, Valence
Christine RONCO, INRAP, Valence

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Mots-clés

ville, antiquité romaine, Narbonnaise, topographie, Valence