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Accueil du site > Contrats|Partenariats > PCR Atlas topographique des villes de Gaule méridionale (2013-2015) > Orange

Orange

Publié le 16 avril 2012

Introduction

L’élaboration de l’Atlas topographique d’Orange antique, amorcée dès 1988 à l’initiative de M.-E. Bellet alors Archéologue départemental (S.A.D.V.) et responsable de plusieurs opérations archéologiques à Orange, s’était interrompue en 1992 avec le départ de ce dernier. Ce travail a redémarré durant l’automne 2002 sous l’impulsion de J.-M. Mignon, archéologue (S.A.D.V.) et responsable de nombreuses interventions à Orange.

Orange antique était peu étendue en surface (60 ha intra muros environ), comparable en cela à Aix-en-Provence ou Fréjus antiques, et ne nécessitera qu’une quinzaine de feuilles. Du fait de l’inégalité de densité des vestiges repérés, certaines feuilles ne comporteront pas plus de cinq points de découverte. A l’inverse, d’autres seront très riches comme la feuille VI couvrant le centre monumental (théâtre, l’hémicycle, le « capitole » et le forum) et la feuille VII couvrant les quartiers est (sites du cours Pourtoules, de Saint Florent, et de la Place des 7 Cantons).

La qualité des monuments antiques conservés et le grand nombre de vestiges nécessiteront l’élaboration de plusieurs synthèses abordant les thèmes de l’enceinte, de la voierie et de l’urbanisme, des monuments publics (théâtre, amphithéâtre, forum, arc de triomphe, monument de la rue Notre-Dame), des édifices religieux (temple de l’hémicycle, « capitole », temple intermédiaire), des aménagements hydrauliques (aqueduc, fontaines, réseau d’égout), des habitations, du commerce et de l’artisanat, des nécropoles.

Tableau d’assemblage

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Etat d’avancement
(au 15 septembre 2011)

1 - Rédaction des notices et réalisation au brouillon des planches

Onze feuilles ont été réalisées :

  • La feuille XI, dite de Saint Lazare, a été présentée au groupe de travail de l’Atlas à la fin de l’année 2002 (planche, notices et illustrations figuraient au rapport d’activité 2002). Il s’agit d’une feuille « légère », englobant l’extrémité sud-est de l’agglomération urbaine antique, pour laquelle les découvertes sont peu nombreuses. Le vestige principalement décrit est l’enceinte, dont une grande portion est restituable avec assurance dans cette zone.
  • La feuille X, dite de La Vignasse, a été présentée au début de l’été 2002. Il s’agit à nouveau d’une planche « légère », couvrant l’extrémité sud de la ville antique. Sa particularité tient à la fourchette chronologique couverte qui s’étend de la période protohistorique jusqu’à l’Antiquité tardive, nécessitant la superposition de trois planches (Xa Protohistoire, Xb Antiquité et Xc Antiquité tardive).
  • La feuille XIV, dite de La Tourre, a été présentée à la fin de l’année 2003 (planche, notices et illustrations figurent au rapport d’activité 2003). Il s’agit d’une feuille plus dense que les précédentes dans la mesure où elle comporte des vestiges de l’enceinte, de voies, d’habitats et de nécropoles. Les vestiges les plus remarquables appartiennent à l’enceinte dont une porte monumentale a été en partie dégagée par J. Formigé dans les années 1930.
  • La feuille VIII, dite de l’Amphithéâtre, a été présentée au début de l’été 2003. Hormis la présence des vestiges très partiellement dégagés de l’amphithéâtre, cette feuille située extra muros ne recèle que très peu de points de découverte.
  • La feuille IX, dite des Vieux Fossés, a été présentée à la fin de l’année 2004. Tout en concernant une zone urbaine, cette feuille ne recèle qu’un nombre limité de points de découverte. Les thèmes abordés sont néanmoins nombreux et d’une importance capitale pour la compréhension de l’organisation de la ville antique. Citons par exemple les questions relatives aux inflexions de la trame urbaine, pour des raisons d’adaptation au relief ou à des tracés préexistants (via Agrippa), ou bien encore la question du grand émissaire des égouts de la ville antique.
  • La feuille XII, dite de La Brunette, a été présentée au début de l’été 2005. Cette feuille située extra muros est essentiellement centrée sur le site antique de La Brunette sur lequel ont été fouillés les vestiges d’une très vaste villa du Ier s. de notre ère, luxueusement réaménagée à la fin du IIe s. Cette feuille permet notamment de se questionner sur les limites de la ville puisque ces vestiges sont implantés extra muros, sur des orientations appartenant au cadastre B d’Orange mais à une très faible distance de l’enceinte et à proximité immédiate de l’amphithéâtre.
  • La feuille V, dite de la Rue Victor Hugo, a été présentée au groupe de travail de l’Atlas au tout début de l’année 2006. Cette feuille concerne une large portion du centre ancien mais ne comporte qu’un nombre limité de points de découverte. S’y trouvent pourtant le cardo maximus et plusieurs constructions monumentales.
  • La feuille XV, dite du Grenouillet, a été présentée au début de l’été 2006. Elle se situe à l’extérieur de la ville et comprend une portion de la voie d’Agrippa, en bordure de laquelle se développait une nécropole dont quelques rares vestiges ont été exhumés. L’importance de cette entrée de ville se manifeste par la présence probable d’une construction monumentale, peut-être une galerie, en bordure occidentale de la chaussée.
  • La feuille IV, dite du quartier Le Baron a été présentée à la fin de l’été 2006. Elle couvre une zone extra muros située immédiatement au-delà de l’angle nord/ouest de la ville antique pour laquelle les découvertes demeurent très peu nombreuses. Il s’agit néanmoins d’un site hautement important pour la compréhension de l’urbanisme antique puisque se trouvait là une porte de l’enceinte dans le prolongement du decumanus maximus, un pont sur la Meyne, et le départ de la voie de Vaison. Il est probable que, compte tenu de son maigre contenu, cette feuille soit fondue dans une planche à échelle 1/5000e présentant les abords de la ville antique.
  • La feuille VI, dite du théâtre, est presque achevée. La responsabilité de la rédaction de cette feuille est partagée avec X. Lafon et son équipe car elle concerne plusieurs sites sur lesquels travaille actuellement l’I.R.A.A. Cette zone centrale de la ville antique, hormis le théâtre et le temple, a par ailleurs donné lieu à de très nombreuses découvertes, souvent ponctuelles et anciennes, qui nécessitent un très important travail de recherche, aussi bien aux Archives municipales que dans les notes des divers archéologues qui ont travaillé dans cette partie de la ville.
  • La Feuille III, dite de la Cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth a été présentée à la fin de l’été et à l’automne 2010. Elle couvre pour sa moitié sud une portion de l’agglomération antique relativement mal connue dans la mesure où ne s’y est déroulée aucune fouille extensive, ni ancienne ni récente. Ce secteur est néanmoins connu pour avoir livré des découvertes anciennes, et non des moindres, puisqu’y ont été découverts au milieu du XXe siècle les fragments de marbre des désormais célèbres plans cadastraux d’Orange. Un ensemble de petites découvertes et signalements anciens permet également de proposer une restitution assez complète de la maille urbaine dans ce secteur nord/ouest de la ville antique.

2 - Réalisation définitive des planches

Les fonds cadastraux des 15 planches (échelle 1/1000e) et de la planche générale d’Orange (échelle 1/5000e) ont été réalisés par la Société « 2,26, architecture et communication » à partir des données numérisées transmises par les services du Département de Vaucluse. Ces fonds ont été réalisés conformément aux normes graphiques définies par le groupe de travail de l’Atlas.

L’année 2011 a été consacrée à l’achèvement du dessin de la planche III.

3 - Rédaction des Synthèses

Au cours de l’année 2009 et dans le cadre de l’achèvement du travail de publication de la Carte Archéologique de la Gaule, volume 84-3, consacré à « Orange et sa région », il a été rédigé une première synthèse consacrée à l’urbanisme d’Orange Antique pour laquelle le groupe de travail de l’ATLAS a été mis à contribution dans la mesure où cette première rédaction préfigure la synthèse qui sera finalisée pour l’Atlas d’Orange.

Dans le même cadre il a été rédigé une première synthèse consacrée à l’habitat urbain dans Orange antique.

Au cours de l’année 2011, dans le cadre des séminaires d’archéologie romaine organisés par A. Bouet à l’Université de Toulouse, sur le thème du forum, il a été préparé une communication consacrée au forum d’Orange antique (présentée le 17 mars), puis un article qui préfigure la synthèse qui sera finalisée pour l’Atlas d’Orange.

Perspectives

1 - Rédaction des notices et réalisation au brouillon des planches

Pour l’heure il n’a pas été défini d’échéancier définitif mais la fin de l’entreprise approche. Malgré une rupture du rythme, depuis 2008 en raison de l’achèvement de la C.A.G. d’Orange et sa région, le travail a pu reprendre en 2010 avec la rédaction de la feuille III. L’idée générale est de reprendre un rythme de travail soutenu permettant de rédiger au cours de l’année 2011 la feuille VII, qui s’annonce pour être une des plus lourdes de l’Atlas. L’année 2013 devrait permettre d’achever la réalisation des planches ; la rédaction des synthèses devrait pouvoir débuter fin 2013 et se poursuivre en 2014.

2 - Réalisation définitive des planches

En 2012, il s’agira de poursuivre la réalisation des dessins des vestiges antiques venant se superposer au fond cadastral de chaque planche. L’ensemble de la documentation disponible a été scanné et l’on a commencé à procéder à la mise aux normes de ces dessins par DAO. Dans ce domaine nous souhaitons poursuivre notre collaboration avec l’INRAP, notamment avec V. Lelièvre (DAO/INRAP), déjà impliquée pour les travaux de dessin de l’Atlas de la Ville de Nîmes et F. Audouit (Topographe) pour le calage de monuments et sites dont les relevés anciens nécessitent une reprise complète des assemblages.

Participants

La direction du projet est assurée par J.-M. Mignon, avec l’aide de l’équipe du S.A.D.V. et notamment de V. Faure et I. Doray, et en étroite collaboration avec l’équipe de l’Institut de Recherche sur l’Architecture Antique (I.R.A.A.) : X. Lafon, J.-L. Paillet, A. Badie, J.-Ch. Moretti, M. Janon. Depuis vingt ans le S.A.D.V. a conduit à Orange de très nombreuses opérations archéologiques qui ont permis d’accroître de façon significative les connaissances sur la ville antique. L’I.R.A.A. mène par ailleurs depuis plusieurs années un travail de recherche sur le théâtre, le site de l’hémicycle et le « capitole », constituant et reconstituant sur ces monuments prestigieux une documentation très complète. Enfin, plus récemment d’autres opérateurs en archéologie préventive comme l’INRAP, Archéodunum ou Oxford Archéologie Méditerranée, ont également conduit une série d’opérations archéologiques à Orange, en milieu urbain ou périurbain.
P. Thollard (Université P. Valery, Montpellier III) s’associe à l’équipe pour la rédaction des notices concernant les sites qu’il a étudiés durant les années 1980, et plus largement pour l’élaboration des synthèses sur l’organisation de la ville antique.
M. Woehl, Conservatrice du Patrimoine d’Orange apporte également son concours pour la recherche documentaire.

Ces dernières années, plusieurs étudiants ont conduit des travaux universitaires sur les vestiges antiques d’Orange. Leurs travaux, et eux-mêmes s’ils le désirent et sont disponibles, seront d’une aide précieuse à la rédaction de notices importantes. Ces travaux sont les suivants :

H. TALON, maîtrise portant sur les vestiges de l’aqueduc ;

J.-D. BOUCHE, D.E.A. consacré au complexe architectural du Cours Pourtoules ;

C. ALLINE, thèse de portant sur les villes antiques et le risque fluvial ;

C. PORRO et S. KREMBSER, maîtrises de type Carte archéologique de la Gaule consacrées à l’agglomération antique ;

Ph. PRÉVOT, maîtrise consacrée au mobilier de tabletterie du site de la RHI Saint Florent ;

A. ROUMÉGOUS, maîtrise concernant le mobilier céramique de deux maisons augustéennes du site de la R.H.I. Saint Florent ;

J. ODE, D.E.A. concernant le verre antique du site de Saint Florent et thèse consacrée à l’étude du verre antique dans les agglomérations de moyenne vallée du Rhône dont Orange ;

S. MAGERAND, master I consacré aux pavements mosaïqués du site de Saint Florent, et master II (non achevé) visant à la constitution d’un corpus des pavements d’Orange ;

A. ROUMÉGOUS, sous la direction scientifique de X. LAFON, Carte archéologique de la Gaule pour Orange et sa région, ouvrage paru à la fin de l’année 2009.

A. ROUMÉGOUS, Thèse consacrée aux céramiques d’importation dans les agglomérations de moyenne vallée du Rhône dont Orange (en cours).

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Mots-clés

ville, antiquité romaine, Narbonnaise, topographie, Orange