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Accueil du site > Contrats|Partenariats > PCR Atlas topographique des villes de Gaule méridionale (2013-2015) > Nîmes

Nîmes

Publié le 16 avril 2012

Introduction

Le projet d’Atlas topographique de Nîmes antique a démarré en 1990, coordonné par Marc Célié (Ingénieur d’études, AST Inrap Méditerranée) et Martial Monteil (Maître de Conférences, Université de Nantes).

Il concerne la ville depuis ses origines jusqu’au début du Moyen Âge, et prend en considération l’ensemble de la documentation disponible afin d’en tirer des bilans et synthèses exhaustives. L’archéologie préventive, dans le cas de Nîmes en particulier, présente une base de données considérable, constituée sur ces 30 dernières années et qu’il convient désormais d’exploiter pour l’édition d’un ouvrage de synthèse sur l’histoire et l’archéologie de cette ville. Dans le même temps, les travaux de cartographie intègrent l’ensemble des données utilisables sur des documents traités de façon homogène et normalisée, donnant ainsi l’avantage certain de permettre des comparaisons entre chaque ville.

Après une interruption des recherches en 1999, la réalisation de nouvelles fouilles préventives en milieu urbain, a donné l’occasion de relancer les travaux en 2006, tout en renforçant le collectif de chercheurs impliqués dans le projet. Sont donc associés, pour des sites précis, la rédaction de feuilles ou dans le cadre des synthèses, les archéologues de tous horizons (Culture, Collectivités, Universités, Inrap) œuvrant dans la ville et à sa périphérie immédiate, et en particulier les membres du PCR “ Espace rural et occupation du sol de la région nîmoise, de la Préhistoire récente à l’époque moderne ” coordonné par J.-Y. Breuil (Inrap). Ce travail permet, en outre, la mise à jour des données issues des recherches menées par Martial Monteil sur l’évolution topographique de la ville publiées en 1999.

Les enquêtes documentaires et les recherches en archives bénéficient des travaux de Gérard Caillat (Ville de Nîmes) et Alain Veyrac (Ville d’Alès), ce dernier étant déjà largement impliqué dans le projet depuis ses origines et par ailleurs co-auteur de l’ouvrage de Nîmes dans la série de la Carte Archéologique de la Gaule publié en 1996. Ce nouvel investissement doit permettre de compléter la bibliographie et l’illustration avec de nouveaux documents iconographiques.

Tableau d’assemblage

Nîmes {JPEG}

Etat d’avancement
(au 30 novembre 2011)

Sur la vingtaine de feuilles prévues pour couvrir la ville, sept ont été réalisées entre 1992 et 1999. Cependant, le plan d’assemblage ayant fait l’objet d’une révision en 2006, de façon à le rendre pertinent vis-à-vis des données les plus récentes, toutes ces feuilles sont à réviser et à actualiser.

Les travaux d’infographie et de cartographie sont mis en œuvre par Frédéric Audouit et Véronique Lelièvre parallèlement aux rédactions des feuilles :

  • réalisation des feuilles au 1/1000e à partir du cadastre numérique de la ville avec report des vestiges ;
  • début de réalisation des « vignettes » qui permettent la présentation de plans de détail à des échelles adaptées ;
  • traitement de la cartographie ancienne et du plan général au 1/5000e.

- Aujourd’hui, cinq feuilles feuilles ont fait l’objet de plusieurs lectures en séance plénière et sont aujourd’hui stabilisées :

  • La feuille VIII, secteur de l’amphithéâtre : Longtemps différée du fait de l’importance de la documentation concernant ce monument et ses abords, elle a bénéficié des dernières fouilles menées par Yves Manniez autour du monument et au contact de l’enceinte. Les données chronologiques ont justifié la réalisation de trois planches : d’Auguste aux Flaviens, la période flavienne, l’Antiquité tardive.
  • La feuille X, secteur du Cirque romain : elle occupe une zone située au sud de la ville antique, peu documentée, mais qui recouvre l’enceinte augustéenne.
  • la feuille XIII, secteur de la rue Florian : traversée en diagonale par l’avenue Georges-Pompidou qui masque le passage du Cadereau d’Alès/Camplanier. Celui-ci recoupe la partie ouest de la ville antique suivant un axe nord-ouest/sud-est et délimite en outre le bas de la colline de Montaury et la plaine vers l’est.
  • la feuille XIV, secteur de la rue Pelloutier : celle-ci comprend une documentation archéologique qui est surtout alimentée par des découvertes fortuites et, plus récemment, par des suivis de travaux (tranchées d’installation ou de réfection de conduites sur voirie) ainsi que par des diagnostics parfois suivis de fouilles de faible ampleur. Les plus remarquables ont été réalisées en 1977 rue Fernand-Pelloutier et en 2006 rue Porte de France.
  • la feuille IX, secteur de la Porte de France occupe une zone située au sud de la ville antique, peu documentée, mais qui recouvre l’enceinte augustéenne.

- La feuille XV a été également rédigée et a fait l’objet d’une première lecture partielle au mois de novembre 2011. Il s’agit du secteur de la rue Rangueil qui recouvre la porte d’Auguste et le decumanus maximus. Des fouilles menées durant l’hiver 2008 par Philippe Cayn permettent de nourrir cette zone peu touchée par l’archéologie préventive.

- Deux autres feuilles sont actuellement en cours d’élaboration pour une lecture en séance en 2012 :

  • La feuille IV, secteur de la Cathédrale : en partie réalisée en 1992, elle doit être complétée à la suite de récentes fouilles préventives dirigées par Odile Maufras aux abords de la cathédrale. Cette feuille intègre un tronçon de l’enceinte augustéenne.
  • la feuille XVI, secteur du Lycée Daudet, traversée en diagonale par la rue Porte de France, un des principaux cardo de la ville antique.

Par ailleurs, la mission d’enquête documentaire a été poursuivie par Yves Manniez à Paris. Le but en est la recherche de documents utiles à la rédaction et à l’illustration de l’ensemble des feuilles. Ce travail a également permis de faire un nouvel état de la documentation cartographique, planimétrique et photographique concernant la ville de Nîmes, de noter des cotes à voir ultérieurement et de repérer aussi des documents pouvant intéresser les équipes travaillant sur les autres villes.

Perspectives

Le projet pour 2012 prévoit de terminer et de présenter les trois feuilles en cours et d’engager trois nouvelles feuilles pour une lecture en 2013 :

  • la feuille IV, secteur de la Cathédrale ;
  • la feuille VII, secteur de la rue Clérisseau ;
  • la feuille XV, secteur de la rue Angueil ;
  • la feuille XVI, secteur du Lycée Daudet ;
  • Les feuilles XI, secteur Jean Lasserre, et XII, secteur Jules Guesde ; elles concernent un long tronçon de l’avenue Jean Jaurès et intègrent les fouilles menées en 2006 et 2007 par Jean-Yves Breuil. Les données fournies par cette opération exceptionnelle sont particulièrement importantes pour l’évolution topographique de la ville. Par ailleurs, la feuille XI présente à nouveau des vestiges appartenant à l’enceinte avec, en particulier, une porte monumentale dégagée en 1989.

En outre, quatre feuilles présentées avant le nouveau découpage de la ville doivent être révisées. Ce travail pourra s’engager fin 2012 et en 2013 :

  • la feuille I, secteur du Forum a été présentée au groupe de travail en 1995 ; elle bénéficie aujourd’hui de l’apport de nouvelles données résultant de la fouille préventive réalisée en 2003 par Frédéric Conche lors de l’extension du parc de stationnement souterrain de la place d’Assas.
  • la feuille II, secteur des Halles, est établie en plaine, en piémont des collines nord-nîmoises, et s’interrompt, au nord, sur l’actuel boulevard Gambetta. Elle profite surtout des opérations récentes et contiguës de la rue Nationale (1978), de la ZAC des Halles (1990) et des trémies du boulevard Gambetta (1992) qui permettent d’analyser finement une surface de près de 3500 m².
  • La feuille V, secteur de la Marseillaise, occupe une partie des pentes sud-est du mont Cavalier, immédiatement au nord du secteur du Forum. Elle intègre un long tronçon d’aqueduc et le castellum divisorium.
  • La feuille VI, secteur des Hespérides, occupe également les pentes sud-est du mont Cavalier jusqu’aux premiers quartiers de plaine.

Les travaux préparatoires pour la reprise des données concernant la ville durant la protohistoire et pour définir la façon de traiter sa proche périphérie et les espaces funéraires sont reportés à une date ultérieure, à un moment où l’essentiel des feuilles couvrant la ville sera abouti.

Participants

Coordination : Marc Célié, Inrap, Nîmes et Martial Monteil, maître de conférences, Université de Nantes

Frédéric AUDOUIT, Inrap, Nîmes
Sébastien BARBERAN, Inrap, Nîmes
Valérie BEL, Inrap, Nîmes
Jean-Yves BREUIL, Inrap, Nîmes
Gérard CAILLAT, Collectivité, Ville de Nîmes
Philippe CAYN, Inrap, Nîmes
Frédéric CONCHE, Inrap, Nîmes
Bertrand HOUIX, Inrap, Nîmes
Véronique LELIÈVRE, Inrap, Nîmes
Yves MANNIEZ, Inrap, Nîmes
Odile MAUFRAS, Inrap, Nîmes
Richard PELLÉ, Inrap, Nîmes
Christophe PELLECUER, SRA Languedoc-Roussillon, Montpellier
Eric PLASSOT, Inrap, Nîmes
Hervé POMARÈDES, Inrap, Nîmes
Martine SCHWALLER, SRA Languedoc-Roussillon, Montpellier
Pierre SÉJALON, Inrap, Nîmes
Alain VEYRAC, chargé de cours, Université de Nîmes
Laurent VIDAL, Inrap, Nîmes

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Mots-clés

ville, antiquité romaine, Narbonnaise, topographie, Nîmes