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Accueil du site > Contrats|Partenariats > PCR Atlas topographique des villes de Gaule méridionale (2013-2015) > Arles

Arles

Publié le 16 avril 2012

Introduction

L’Atlas d’Arles fait partie, dès l’origine, du projet des Atlas topographiques des villes de Gaule méridionale. Porté au sein du service archéologique des Musées d’Arles d’abord par Cl. Sintès, puis par M. Heijmans, avec la collaboration de J. Brémond et J. Piton, le projet est toujours coordonné par M. Heijmans depuis son départ au CNRS. Il s’appuie sur une étroite collaboration avec l’équipe archéologique du Musée départemental Arles antique, composée d’Alain Genot, chargé de mission et de David Djaoui, archéologue, et complétée, depuis septembre 2009, avec M.-P. Rothé, co-responsable, avec M. Heijmans, de la récente Carte Archéologique d’Arles, Crau, Camargue. L’équipe comporte également Cl. Sintès, conservateur en chef du Musée départemental Arles Antique, ancien responsable du service archéologique, Véronique Blanc-Bijon (CNRS, Centre-Camille-Jullian, Aix-en-Provence), spécialiste de mosaïques et Fabienne Heullant (CNRS, Centre-Camille-Jullian, Aix-en-Provence), qui s’occupe de la partie historiographique. L’équipe s’appuie, en outre, sur les connaissances des anciens membres du service archéologique, désormais à la retraite, Jacques Brémond et Jean Piton. Enfin, J.-M Rouquette, conservateur en chef honoraire, est consulté systématiquement pour les fouilles réalisées sous sa direction.

Le riche passé antique d’Arles et la multiplication des fouilles menées par le service archéologique municipal, depuis les années 1970, expliquent que l’archéologie arlésienne souffre d’un retard de publications que l’édition de l’Atlas permettra de combler. A côté des données anciennes et de celles des fouilles récentes, la connaissance du centre ancien s’est considérablement enrichie avec la prospection et la fouille des caves, entamées en 1990 par M. Heijmans et J. Brémond et actuellement poursuivie dans le cadre de la révision du PSMV (Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur) qui permettra, entre 2009 et 2013, de visiter chaque immeuble.

Entre 1996 et 2005, plusieurs feuilles ont été présentées, notamment du centre ancien. L’engagement de M. Heijmans dans la Carte archéologique d’Arles, Crau, Camargue, lancée en 2005 et publiée en 2008, a ralenti l’avancement de la rédaction des notices, mais a également permis de mettre à plat la documentation.

Dans un premier temps, la ville a été découpée en 24 planches, 13 pour la rive droite (Trinquetaille) et 11 pour la rive gauche. Plusieurs feuilles seront doublées, voire triplées pour présenter l’état à des périodes différentes (Protohistoire et surtout l’Antiquité tardive). Il est cependant probable qu’il faille modifier ce découpage, qui couvre plusieurs zones vierges ou très pauvres en vestiges. D’autre part, une extension vers le sud-est, pour couvrir la zone des Alyscamps, qui n’a pas seulement livré des tombes, mais également des éléments d’habitat et de voirie, est envisagée. Le plan joint reprend toutefois l’ancien découpage. Le fond cadastral informatisé a été fourni par la ville d’Arles dans le cadre d’une convention avec la DGI ; la DAO est provisoirement assurée par M. Heijmans, mais une nouvelle approche est en cours d’étude, en collaboration avec V. Dumas, topographe au CCJ.

Tableau d’assemblage

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Etat d’avancement
(Décembre 2011)

Sur les 24 feuilles, 8 ont été présentées, dont 4 feuilles doubles. Sauf rares exceptions, les feuilles doivent être actualisées à la suite des découvertes récentes :

- La feuille III (Trinquetaille ; Quartier de St-Genest) a été présentée en 2005. Il s’agit d’un quartier voué à l’habitat, et concerne essentiellement des découvertes anciennes ainsi qu’un chantier de fouilles réalisé en 1962, qui a livré à la fois une domus et des tombes tardives. Aucune découverte récente n’est à signaler dans ce quartier.

- La feuille IV (Trinquetaille ; Avenue de Camargue) a été présentée en 2004. Sur cette feuille figurent également surtout des points de découvertes anciennes, mais également des observations récentes. Ce secteur n’a pas fait non plus l’objet de découvertes récentes, mais des sondages effectués sur le site de la Gare Maritime, en octobre 2010, ont été l’occasion de recaler certains points.

- La feuille VIII (Trinquetaille ; Gare Maritime) a été présentée en 2010. Elle pose le problème de la position des fouilles anciennes (F. Benoit) mais également de l’interprétation des travaux en 1995 sur l’Avenue de Camargue. Enfin, après la présentation de la feuille, les sondages de l’INRAP (Ph. Mellinand) ont alimenté considérablement cette feuille, qui doit être complètement revue.

- La feuille XIX (Forum-Thermes) est probablement la feuille la plus lourde ; double (Haut-Empire et Antiquité tardive), elle a fait l’objet d’une première présentation en 1992, puis d’une deuxième en 1996. La richesse de cette feuille s’explique à la fois par la présence d’importants monuments publics (cryptoportiques ; thermes de Constantin) et par les résultats des prospections et fouilles menées dans les caves entre 1990 et 2000.

- La feuille XX (Van-Gogh-Crédit-Agricole) est également une feuille double ; elle a été présentée en 1996 et concerne plusieurs chantiers de sauvetage des années 1970 et 1980, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’enceinte antique.

- La feuille XXI (Suarez), a été présentée en 2004. Il s’agit d’une feuille plutôt légère d’un secteur mal connu à l’est du cardo mais que les découvertes récentes permettent de compléter. La feuille du secteur pour l’Antiquité tardive reste à faire.

- La feuille XXII (Théâtre antique) a été présentée entre 2001 et 2003. Il s’agit évidemment d’une feuille importante, marquée par la présence du théâtre antique, mais également, à l’extérieur de l’enceinte augustéenne, d’une partie du chantier de l’Esplanade et de celui du Jardin d’Hiver. Les travaux récents au théâtre et sur le site du Jardin d’Hiver demanderont une reprise importante de cette feuille : la feuille est doublée (Haut-Empire, Antiquité tardive) et la question de savoir si la période protohistorique doit être abordée reste posée.

- La feuille XXIII (Bourg neuf) a été présentée en 1999. Elle concerne le secteur au nord de l’amphithéâtre, à l’extérieur de l’enceinte, et n’a livré que très peu de vestiges, le plus souvent observés anciennement.

- La feuille XXIV (Hauture) a été présentée en 1997. Dominée par la présence de l’amphithéâtre, cette feuille comporte également la quasi-totalité des éléments connus de l’enceinte antique. Sa présentation doit être revue complètement depuis la découverte, en 2003, de la cathédrale paléochrétienne, dont la fouille est en cours.

Perspectives

Concernant le programme de 2012, il faut d’abord mettre à jour la feuille VIII avec les données du diagnostic de l’INRAP ; étant donne l’implication de Ph. Mellinand, il faut peut-être envisager de demander des jours PAS, ce qui lui permettrait de travailler à la révision de cette feuille. Cette demande ne pourra cependant être posée que pour 2013.

Il faut d’autre part poursuivre la mise à jour d’autres feuilles déjà présentées, en particulier celles du centre-ville, avec les données issues des travaux du PSMV. En même temps, il faut mettre en chantier d’autres feuilles, mais le choix précis n’a pas encore été fait, car il dépend également de la politique éditoriale du Musée de l’Arles antique. On avait envisagé d’entamer soit les feuilles autour du cirque romain, soit celle du cimetière de Trinquetaille. Il s’agit toutefois dans les deux cas d’une feuille assez lourde, et il est peut-être plus prudent de commencer par une feuille plus légère, sans doute une autre feuille de Trinquetaille (les feuilles X, XI ou XII).

Participants

Responsable : Marc HEIJMANS, CNRS, Centre Camille Jullian, Aix-en-Provence

Véronique BLANC-BIJON, CNRS, Centre Camille Jullian, Aix-en-Provence
Jacques BREMOND, dessinateur, archéologue, Arles
David DJAOUI, Musée départemental Arles antique, Arles
Alain GENOT, Musée départemental Arles antique, Arles
Fabienne HEULLANT, CNRS, Centre Camille Jullian, Aix-en-Provence
Jean PITON, Musée départemental Arles antique, Arles
Marie- Pierre ROTHÉ, Musée départemental Arles antique, Arles
Claude SINTES, directeur-conservateur, Musée départemental Arles antique, Arles

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Mots-clés

ville, Arles, antiquité romaine, Narbonnaise, topographie