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Maison méditerranéenne des sciences de l'homme
Centre Camille Jullian
UMR 7299
5 rue du Château de l'Horloge
BP 647
13094 Aix-en-Provence
France
+33 (0)4 42 52 42 68

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Protéger et permettre l’étude des objets de fouille

Une section Conservation-Restauration, est intégrée au Centre Camille Julian depuis Janvier 2010. Elle accompagne les différents projets du laboratoire quand ceux-ci concernent des recherches archéologiques de terrain.

Permettre l’étude du matériel de fouille

- Sur chaque chantier de fouille, de nombreux objets mobiliers ou immobiliers sont découverts, ne présentant pas tous la même valeur scientifique, artistique ou technologique. Le travail du restaurateur consiste à prendre en charge le plus tôt possible ce matériel afin de le préserver des altérations possibles ou de ralentir son processus d’altération.

- Dans un second temps, son but est de le rendre lisible et « accessible » au personnel qui les étudie. Un présentation minimale est donc considérée comme nécessaire pour faciliter la lecture et la manipulation de l’objet qui peut être constitué de matériaux très divers, comme la céramique, le métal, la pierre ou la peinture. Cette étape du travail est étroitement liée à la préservation de l’objet car, les interventions qui permettent la lecture d’un objet, améliorent souvent sa conservation.
Cette seconde étape peut facilement déboucher sur le travail de « restauration ». Dans ce cas, les interventions sont axées sur la présentation finale de l’objet : le nettoyage, le masticage ou la retouche sont réalisés pour que celui-ci retrouve une unité visuelle, une harmonie d’ensemble. Cette dernière étape est pertinente dans le but d’exposer des objets découverts.

Exemples :
- Sur une paroi peinte, le bouchage d’une lacune, améliore la lecture des scènes. Il empêche en même temps les accumulations de terre et de poussière dans les manques de matière, ainsi que les invasions animales qui sont des sources d’altérations.
- Le nettoyage d’un objet, qu’il soit en bois, en terre cuite ou en pierre, permet d’améliorer sa lecture d’ensemble ; il améliore simultanément, les conditions de conservation de celui-ci. En effet, la poussière ou la terre sont très hygroscopiques, elles accélèrent les altérations liées à l’humidité, comme les fissurations ou les attaques de microorganismes. Par conséquent, il est préférable de procéder au nettoyage et à la protection des objets.

Amphore T230 - plan Amphore T230 - remontée

Amphore T230 (nécropole de la rue Malaval, Marseille) ayant servi de sarcophage.
Photo1 : les morceaux sont disposés en plan, en attendant le remontage.
Photo2 : présentation de l’amphore remontée sur son support de stockage. Le col et l’épaulement sont séparés de la panse, comme le nécessite la fonction funéraire de l’amphore. Le plâtre de bouchage pourrait être teinté dans le cadre d’une restauration de présentation au public
(Clichés A. Oboussier, CNRS-CCJ)

Aller plus loin avec la restauration

Au sein d’une structure de recherche comme le Centre Camille Jullian, le travail du restaurateur est principalement axé sur les deux premières étapes, destinées à étayer les observations sur le matériel archéologique. Chaque intervention est souvent facilitée par sa collaboration avec le personnel scientifique. En effet, les connaissances des archéologues, photographes ou historiens permettent d’obtenir d’importantes informations sur l’objet à restaurer : tous les éléments qui le définissent (fonction, forme originelle et actuelle, circonstances de découverte) conditionnent les choix de traitement. Le restaurateur, par ses interventions, peut apporter des informations formelles et archéologiques qui serviront à leur tour à ceux qui étudient ces objets.

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