CNRS Ministère de la Culture
En partenariat avec

Rechercher




Maison méditerranéenne des sciences de l'homme
Centre Camille Jullian
UMR 7299
5 rue du Château de l'Horloge
BP 647
13094 Aix-en-Provence
France
+33 (0)4 42 52 42 68

Accueil > Diffusion > Prix et distinctions

V. Gaggadis-Robin reçoit le prix G. Mendel pour son livre

Vassiliki Gaggadis-Robin a reçu le prix G. Mendel de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, Institut de France, en 2007 pour son livre :

Les sarcophages païens du musée de l’Arles antique / V. Gaggadis-Robin. Arles : Ed. du Musée de l’Arles et de la Provence antiques, 2005. 332 p.
ISBN 2951638566

Nous présentons ici l’étude ponctuelle et systématique, menée pour la première fois sur la plus importante collection de sarcophages païens en France, après celle du musée du Louvre. Ces sarcophages (une petite centaine), entiers ou en état de fragments de taille variée, parmi lesquels de nombreux inédits, sont d’une grande valeur historique, car ils sont issus du sol de la ville d’Arles. Il ne s’agit pas d’un simple répertoire, mais d’une analyse de données scientifiques diverses, selon une méthodologie de la recherche moderne. Il est important de pouvoir classer ces sarcophages par les ateliers de production. De ce fait, la collaboration avec des géologues, appliquant de multiples méthodes d’investigation sur des échantillons de marbre ou de calcaire, s’est révélée très profitable et a permis de préciser l’origine des pierres. La mise en parallèle de données issues de l’analyse typologique, stylistique ou bien iconographique des pièces, et leur comparaison avec des séries bien connues ailleurs dans le monde méditerranéen antique, comme l’observation de leurs particularités, ont permis de retrouver leurs ateliers de production et de les dater.
Ainsi, est confirmée désormais l’existence d’ateliers locaux très actifs à Arles, travaillant le calcaire, aussi bien que le marbre importé. L’étude de ces sarcophages enrichit considérablement nos connaissances sur la sculpture provinciale d’époque impériale. Cependant des pièces fort intéressantes ont été importées a Arles d’Italie, d’Asie Mineure et de Grèce, et attestent les échanges de produits finis, mais également de procédés de fabrication et de modèles iconographiques. Enfin, l’étude des thèmes choisis pour le décor de ces sarcophages nous fait entrer en contact avec les goûts et la mentalité des Arlésiens de l’Antiquité. L’ouvrage constitue ainsi un panorama de la sculpture funéraire de la ville d’Arles et offre un témoignage éloquent de son opulence et de l’importance de son activité artistique et commerciale du IIe siècle au Ve siècle de notre ère.