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Maison méditerranéenne des sciences de l'homme
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Soutenance de thèse de ISOARDI Delphine

Docteur de l’Université de Provence

rattachée au Centre Camille Jullian

Contact : del.isoardi@orange.fr

Thèse soutenue le 24 novembre 2008
à 14h00, Salle Duby

« Les populations protohistoriques du Sud-Est de la France : essai d’approche démographique », dir. Dominique Garcia

Jury :

Henri Duday, Directeur de Recherche au CNRS (Bordeaux) et Directeur d’Etudes à l’EPHE

Stephan Fichtl, Professeur, Université François Rabelais, Tours

Dominique Garcia, Professeur, Aix-Marseille Université

Thierry Janin, Directeur de recherche au CNRS (Montpellier-Lattes), HDR

Joan Sanmarti, Professeur, Université de Barcelone

Henri Tréziny, Directeur de recherche au CNRS (Aix-en-Provence), HDR


Résumé

Modéliser le niveau des populations protohistoriques du Sud-Est de la France : entreprise séduisante, inédite, mais ardue. Quatre étapes l’ont structurée. D’abord une démarche historiographique, nécessaire sur le plan méthodologique comme pour réfléchir aux apports spécifiques d’une telle approche. Ensuite, les nouveaux protocoles se sont appliqués à réduire la distance entre données archéologiques et démographie des vivants, tout en testant les limites. L’analyse qui a suivi s’est basée sur de nouvelles grilles de lecture, pour travailler avec des concepts manipulés par les géographes et démographes. Enfin, les résultats obtenus ont été confrontés au contexte historique et économique tels que les supports matériels et textuels le restituent. Les enseignements de ces différentes voies de connaissance ont pu être discutés, via un éclairage réciproque. L’approche démographique et de l’intensité du peuplement a été l’occasion de renouveler notre connaissance sur ces sociétés, notamment sur le rapport Grecs-indigènes en Provence littorale.


Abstract

To model the protohistoric populations of South-East France is an attractive and original enterprise, but it is a tough one. It falls into four stages. First of all, a historiographic approach which was necessary on the methodological level, as much as to think about the specific contribution of such an approach. Then, the new protocols aimed at reducing the gap between the archaeological data and the demography of the living, while testing their limits. The subsequent analysis was based on new interpretations, to work with concepts used by geographers and demographers. Finally, the results obtained were confronted to the historical and economic context as it is shown through archaeological data and texts. The teachings of these various forms of knowledge have then been discussed through the reciprocal light they cast on one another. Considering demography and the populating intensity helped us updating our knowledge on these societies.