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Soutenance de thèse de Laura ROHAUT

Publié le 18 mai 2017

Madame Laura ROHAUTprésentera ses travaux en soutenance le vendredi 9 juin 2017 à 14h en salle 3 de la Maison Méditerranenne des Sciences de l’Homme à Aix-En-Provence pour l’obtention du diplôme de Doctorat en Archéologie, intitulé "Les naïskoi votifs de Marseille : étude des édicules avec femmes assise dans les cités phocéennes, ioniennes et éoliennes à l’époque archaïque".

Ecole doctorale : Espaces, Cultures et Sociétés.

Directeur de thèse : Antoine HERMARY

Laboratoire : Centre Camille Jullian

Membres du Jury : • M. Antoine HERMARY - Professeur émérite - Aix-Marseille Université, France • Mme Sabine FOURRIER - Directeur de recherche - Maison de l’Orient et de la Méditerranée Lyon, France • M. Francis PROST - Professeur à l’Université de Paris I Sorbonne, France • M. Jean-Christophe SOURISSEAU -Professeur à Aix-Marseille Université, France • Francis CROISSANT - Professeur honoraire, France •M. Laurent VEDRINE - Directeur de musée, Musée d’Histoire de Marseille, France

RESUME :

Les naïskoi votifs de Marseille. Étude des édicules avec femme assise dans les cités phocéennes, ioniennes et éoliennes à l’époque archaïque

Si les fouilles archéologiques menées depuis la fin des années 1960 ont enrichi nos connaissances sur Marseille grecque, la documentation relative à la période archaïque demeure restreinte dans le domaine des productions locales. L’artisanat de la sculpture est ainsi très peu représenté : seuls les quarante-quatre édicules en calcaire, trouvés rue Négrel au XIXe s. dans un même contexte, témoignent de l’activité d’ateliers locaux. Ces œuvres appartiennent en effet à un type créé à Marseille à partir d’un modèle grec d’Asie Mineure, probablement introduit en Occident par les Phocéens, ou peut-être par d’autres colons ioniens, après 545 av. J.-C. : dans un naïskos (petit temple ou chapelle en grec), est assise une divinité féminine. Les études antérieures ont porté principalement sur l’identité de la déesse : plusieurs possibilités ont été envisagées avant que soit privilégiée l’interprétation comme Cybèle, mais cette attribution reste très controversée. La description et l’analyse de la série marseillaise sous tous ses aspects, pour la première fois présentée ici, offrent le point de départ d’une étude de l’ensemble des naïskoi à femme assise dans les cités phocéennes, ioniennes et éoliennes à l’époque archaïque. Pour comprendre les sculptures de Marseille, il est en effet indispensable de retracer la circulation et les variantes du type depuis sa création à Milet, au plus tôt dans le 3e quart du VIe s. av. J.-C., jusqu’à son adaptation dans les cités de Grèce de l’Est et dans leurs colonies respectives. Malgré des différences stylistiques imputables aux ateliers régionaux et l’ajout, dans de rares cas, d’un petit lion, les naïskoi à femme assise forment un ensemble relativement homogène.

Votive Naïskoi of Marseilles : Studies on aedicules with seated woman in the Phocaean, Ionian and Aeolian cities in the Archaic Period

Although the archaeological excavations, carried out since the end of 1960’s, have substantially increased our knowledge on Greek city of Marseilles, our documentation on the Archaic Period remains restricted in the field of local productions. Sculture and its craft are poorly represented and the important series of 44 aedicules in limestone, found in the rue Négrel during the 19th century, still the only testimony for the existence of local workshops, which produced an iconographic type directly derived from a Greek model, created in Asia Minor, and most probably introduced through the Phocaeans – or perhaps by other groups of Ionian settlers – after 545 BC. These pieces of sculptures represent of small temple or shrine (naiskos in greek), within which a female deity is seated. The previous studies have focused on the identity of the goddess : several possibilities were envisaged before the interpretation as Cybele was privileges, but this attribution has raised a considerable debate. The present research is devoted to the analysis of this ensemble and more generally, to the study of aedicules with seated woman in the Phocaean, Ionian and Aeolian cities in the Archaic Period. As a matter of fact, the series from Marseilles can only be understood within a large-scale reflection, embracing the whole development of the type, from its creation at Miletus in the third quarter of the 6th century to its diffusion in the cities of Eastern Greece and in their colonies. In spite of stylistic differences attributable to regional workshops and of the addition, in a few cases of a small lion, the naiskoi with seated woman form a relatively homogeneous series.